Ce matin il faisait frais. Froid même. Il pleuvait sans cesse. Plusieurs jours d’une pluie fine, froide, pénétrante, qui vous glace jusqu’aux os.
Le sol détrempé est boueux.

Je donne l’automne et au printemps du foin de balle ronde stocké en extérieur. Pour éviter les moisissures, je le protège avec un bout de bâche. Je retire donc ma bâche, prend ma premièere fourche de foin et j’arrive pour nourrir les ânes, personne !

Habituellement, ils m’attendent affamés et me crient après si je ne vais pas assez vite.

Seul Chocolat et Prunelle, le mulet, errent sous la pluie et m’attendent. Je remplis les mangeoires de bon foin. Personne ne vient. Je les appelle, ils me répondent mais ne viennent pas !!!

C’est étonnant car quel que soit le temps, froid, très froid, glacial, ils sont là aux mangeoires et se bousculent pour la meilleure place…

Et là rien !

Inquiet, je pars dans l’asinerie. Ils sont là, en arc de cercle autour de la porte, immobile.

J’ai dû insister lourdement pour qu’enfin, Molly accepte de braver la bruine pour aller manger suivi de ces copines et copains…

Incroyable de voir ma bande d’affamé aussi apathique !

Prunelle et Chocolat ont été un peu déçus de les voir rappliquer… eux qui pensait avoir tout pour eux.